Publié le 05 août 2026
Accompagner la transition durable : faire du DRH le pivot de la transformation écologique et sociale
La transition durable est d’abord une transformation humaine
La transition écologique est souvent abordée sous l’angle de la technologie, de la réglementation ou du financement. Pourtant, sa réussite dépend avant tout de la capacité des entreprises à faire évoluer les compétences, les pratiques managériales et les organisations. Derrière chaque trajectoire de décarbonation ou d’adaptation se trouvent des femmes et des hommes qui doivent comprendre, adhérer et agir. C’est là que la fonction RH devient stratégique.
Du binôme RH-RSE à une responsabilité partagée
Depuis plusieurs années, l’ORSE souligne la complémentarité croissante entre les fonctions RH et RSE. Les enjeux de durabilité ne relèvent plus d’une expertise isolée : ils irriguent l’ensemble des métiers de l’entreprise. Recrutement, formation, qualité de vie au travail, dialogue social, diversité ou encore gestion des compétences sont désormais au cœur des politiques de durabilité. Cette convergence fait du DRH un acteur clé de la cohérence entre ambition environnementale et performance sociale.
Anticiper les compétences de demain
La transition durable transforme progressivement les compétences mobilisées dans la plupart des métiers. Les collaborateurs doivent intégrer de nouveaux savoir-faire, qu’il s’agisse de comprendre les enjeux environnementaux, d’adopter de nouvelles pratiques ou de répondre à des exigences réglementaires croissantes. L’enjeu est donc moins de remplacer les compétences existantes que d’accompagner leur évolution grâce à une démarche continue d’upskilling. Les travaux récents de l’ORSE sur les « éco-métiers » rappellent que la formation constitue l’un des leviers les plus efficaces pour préparer l’entreprise aux mutations à venir. Former, reconvertir et développer l’employabilité deviennent ainsi des priorités stratégiques.
Le DRH, moteur d’une transformation durable ?
Le DRH ne portera pas seul la transition durable. Celle-ci reste une responsabilité de gouvernance et de direction générale. En revanche, il peut en devenir le catalyseur. Parce qu’il relie stratégie, compétences, management et engagement des collaborateurs, il dispose d’un levier unique pour ancrer durablement les transformations. La question n’est donc plus de savoir si le DRH peut devenir un moteur de la transition durable, mais comment lui donner les moyens d’exercer pleinement ce rôle.